lundi 20 avril 2026
Crise de l’énergie : les collectivités en « vigilance renforcée »
Politique énergétique
Depuis un mois, les marchés de l’énergie réagissent fortement aux événements au Moyen‑Orient : les cours montent ou descendent au gré des déclarations politiques. Contrairement à 2022, la crise actuelle touche surtout le pétrole, les carburants et les engrais, et dans une moindre mesure le gaz.
Pour les collectivités locales, l’impact principal se fait sentir via la hausse des carburants. Sur l’électricité et le gaz, la situation est moins critique qu’en 2022 : les prix du gaz ont augmenté mais sans atteindre les sommets précédents, et les prix de l’électricité en France restent relativement bas grâce au parc nucléaire.
Concernant les réseaux de chaleur, le coût du kilowattheure a parfois été influencé par le prix du gaz, mais les réseaux intégrant beaucoup d’énergies renouvelables et de récupération subissent moins l’impact. Globalement, il est encore trop tôt pour observer un effet majeur sur les achats d’énergie ou sur les projets de réseaux de chaleur.
Les collectivités ont en grande partie sécurisé leurs volumes pour 2026 et avancé pour 2027. Face à la volatilité, certaines ont anticipé leurs achats, d’autres ont choisi d’attendre. Les pratiques d’achats dynamiques (fractionner les volumes et étaler les achats) et les actions de sobriété montrent leur utilité pour gérer les aléas.
Reste l’incertitude sur la durée du conflit : un impact sur les marchés peut se produire avec un décalage de plusieurs mois à deux ans, comme pour le gaz en 2022 — les effets pourraient donc se répercuter jusqu’en 2028.
Découvrez l’article complet :