jeudi 2 avril 2026
Eolien terrestre et marin, photovoltaïque: le gouvernement relance les appels d’offres pour la production d’énergies renouvelables
Énergies renouvelables
Le gouvernement a relancé, le 2 avril 2026, de nouveaux appels d’offres pour accélérer le développement des énergies renouvelables dans le cadre de la PPE3, qui vise à porter la production d’énergie décarbonée de 544 TWh (2025) à 650–693 TWh (2035), en complément de l’augmentation du parc nucléaire et du lancement de 6 EPR2.
Pour le photovoltaïque, le soutien est recentré sur les petites installations et l’autoconsommation : le guichet ouvert pour les installations < 100 kWc sera modifié, avec un accent sur le segment 9–100 kWc, et des mesures encadreront l’autoconsommation collective (ACC) après l’exonération d’accise, en imposant la maximisation de l’autoconsommation pour protéger les consommateurs.
Deux appels d’offres photovoltaïques sont prévus en juillet 2026 — un pour le petit photovoltaïque (100–500 kWc) appelant 288 MWc et un pour le photovoltaïque au sol appelant 925 MWc — avec l’introduction d’un critère de résilience exigeant une diversification des approvisionnements de composants, puis des exigences renforcées en matière de durabilité et de cybersécurité, en lien avec le Net‑Zero Industry Act. Pour l’éolien terrestre, la priorité ira au renouvellement des parcs existants : une session d’appel d’offres en mai 2026 pour 800 MW (et une autre en septembre), réservée aux projets ayant obtenu l’autorisation environnementale afin d’assurer acceptabilité locale, intégration paysagère et protection de la biodiversité.
Concernant l’éolien en mer, la PPE3 fixe un cap de 15 GW installés en 2035 ; pour y parvenir, les AO9 et AO10 sont fusionnés en une seule procédure visant environ 10 GW (environ 5 GW posé et 5 GW flottant) répartis sur les façades maritimes prioritaires, avec un cahier des charges intégrant pour la première fois des critères de résilience d’approvisionnement et visant à optimiser les coûts pour atteindre un tarif moyen d’attribution inférieur à 100 €/MWh.
Au final, la stratégie combine soutien ciblé au solaire de proximité, renouvellement compétitif de l’éolien terrestre et montée en puissance organisée de l’éolien en mer, tout en cherchant à renforcer la résilience industrielle et la compétitivité des projets.
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