jeudi 26 mars 2026

Face à la crise énergétique, accélérer la transition écologique

Énergies renouvelables
Face à la crise énergétique, accélérer la transition écologique
Depuis le début des hostilités entre Israël, les États‑Unis et l’Iran, la situation s’est aggravée : la riposte iranienne a visé des installations majeures, dont le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié au Qatar, et les attaques sur des infrastructures stratégiques se multiplient. Les réparations des sites endommagés peuvent prendre des années et les prix du pétrole et du gaz risquent de rester durablement élevés.

La crise actuelle diffère de celle de 2022 : il n’existe pas de pénurie immédiate et la France dispose d’un parc électrique largement décarboné (nucléaire et renouvelables). Néanmoins, la vulnérabilité structurelle des économies persiste — volatilité des prix, incertitude stratégique et fragilisation des chaînes industrielles — ce qui rend le contexte particulièrement décisif sur le plan politique.

Plutôt qu’un prétexte pour retarder la transition, cette crise doit être saisie comme une opportunité d’accélérer les mesures structurelles : efficacité énergétique, production locale bas carbone et sobriété. La troisième programmation pluriannuelle de l’énergie et le futur plan d’électrification des usages constituent une feuille de route dont le déploiement doit être renforcé et accéléré.

L’article met en garde contre le réflexe de subventionner massivement les combustibles fossiles comme en 2022 : les moyens publics doivent cibler les actions qui réduisent durablement la consommation d’énergies fossiles — rénovation thermique des bâtiments, électrification des usages, soutien aux filières industrielles bas carbone

Des aides temporaires et conditionnées peuvent accompagner des secteurs exposés, mais les décisions doivent rester des choix de long terme, cohérents et assumés, en particulier à l’approche des échéances politiques.

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